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- Qui peut être concerné ?
Depuis
la promulgation de la loi de modernisation sociale, il faut seulement
justifier d’un minimum de 3 années d’expérience professionnelle
dans une activité en rapport avec le contenu du diplôme visé
pour déposer une demande de validation des acquis professionnels.
Auparavant, la durée de l’expérience était fixée
à 5 ans minimum. L’activité professionnelle peut avoir été
continue ou pas, à temps partiel ou à temps plein. En revanche,
les contrats de travail inférieurs au mi-temps ne sont pas pris
en compte pour le calcul des 3 années d’activité. Le contrat
d’apprentissage et le contrat de qualification sont des contrats de travail.
Ils peuvent donc être comptabilisés dans la période
des 3 ans. En revanche, stages et périodes de formation en entreprise
effectués dans le cadre d’une formation initiale ne sont pas pris
en compte dans les 3 ans d’activité.
-
En
cas de travail à l’étranger
Les
périodes de travail à l’étranger sont intégrées
dans le calcul des 3 années d’expériences professionnelles.
De même, si vous avez effectué pendant votre service
militaire une activité professionnelle, celle-ci peut être
prise en compte, dans la mesure où la nature de l’activité
est conforme à la finalité du diplôme visé.
2 - Quels diplômes peut-on préparer ?
La
validation des acquis professionnels s’applique aux diplômes de
l’Education nationale en rapport avec une qualification professionnelle.
Cette validation atteste qu’une partie des connaissances et aptitudes
exigées pour l’obtention d’un diplôme est déjà
acquise par le salarié.
-
Les diplômes technologiques et professionnels concernés
sont les suivants :
- Les
certificats d’aptitudes professionnelles (CAP) et les mentions complémentaires
s’y rattachant ;
- Les
brevets de technicien (BT) ;
- Les
brevets d’études professionnelles (BEP) et les mentions complémentaires
s’y rattachant ;
- Les
brevets professionnels (BP) ;
- Les
baccalauréats professionnels (bac pro) ;
- Les
baccalauréats technologiques ;
- Les
brevets de technicien supérieur (BTS) ;
- Les
brevets des métiers d’art (BMA) ;
- Les
diplômes de technicien supérieur.
- En
revanche, la validation des acquis professionnels ne concerne pas :
-
Les
diplômes généraux, comme le baccalauréat
général par exemple ;
-
Les
titres ou diplômes homologués par la Commission technique
d’homologation ;
-
Les
diplômes comptables DPECF, DECF et DESCF ;
-
Les
diplômes non homologués
-
Les
certificats de qualification professionnelle (CQP), créés
par les branches professionnelles ;
-
Les
diplômes propres aux universités et autres établissements
d’enseignement supérieur, qu’ils soient publics ou privés.
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- Quelles démarches devez-vous effectuer pour valider vos acquis
professionnels ?
Pour
tous renseignements, vous pouvez contacter l’académie de votre
région, qui vous orientera vers le centre de validation des acquis.
Le
dossier de candidature
Après une réunion d’information sur la loi et son champ
d’application, les diplômes concernés, les procédures
à suivre…, un dossier de candidature vous sera remis.
Destiné au jury de validation, il comporte trois parties :
-
La
demande de validation : ce document précise pour
quel diplôme vous postulez et pour quelles épreuves
ou unités de contrôle capitalisables vous souhaitez
être dispensé.
-
Le dossier type, qui comprend : les
pièces justificatives
de la durée d’activité (certificats de travail, attestations
d’activités, bulletins de salaires…) ;
La description des différents emplois occupés,
et que vous avez sélectionné pour argumenter votre
demande de dispense ;
Les autres documents qui peuvent aider le jury de validation
à prendre sa décision. Ces documents concernent toujours
les emplois exercés et présentés dans le dossier
(attestation de formation par exemple).
- La
déclaration sur l’honneur, où vous vous engagez
à ne présenter votre candidature au cours d’une même
année civile, et pour un même diplôme, que dans
une seule académie.
Le
jury de validation
- Suite
au dépôt de votre dossier, une vérification est
effectuée. Elle permet de contrôler l’adéquation
entre votre expérience professionnelle et le diplôme visé.
- Le
jury de validation est composé majoritairement d’enseignants,
et complété par des professionnels compétents dans
les activités concernées.
-
Le jury va analyser votre dossier, et éventuellement vous convoquer
à un entretien appelé "entretien d’octroi".
Cet entretien a pour but de compléter l’information du jury.
Ce n’est pas un test ou un contrôle des connaissances.
-
Le jury prend ensuite sa décision. Si la validation des acquis
professionnels est acceptée, c’est le jury qui détermine
la ou les épreuves ou unités de contrôles pour lesquelles
la dispense est accordée. La validation équivaut au succès
à l’épreuve.
-
La dispense est accordée pour une durée de cinq ans, pendant
laquelle vous pouvez vous inscrire pour l’examen du diplôme visé.
Le jury de validation notifie sa décision au recteur d’académie ;
il communique également une appréciation au jury d’examen
du diplôme visé.
4 - Les dernières avancées législatives
Promulguée
depuis le 17 janvier dernier, la loi devrait être mise en application
dès le printemps 2002. Des décrets pris par le Conseil d’Etat
doivent en fixer les conditions d’application. Selon Nicole Péry,
secrétaire d’Etat à la Formation professionnelle :"Tout
devrait être achevé pour la fin février (…)".
Les nouveautés introduites par la loi de modernisation sociale
sont les suivantes :
- Réduction
à 3 ans de la durée de l’expérience professionnelle
requise pour faire une demande de validation.
- Permettre
l’obtention de la totalité du diplôme ou du titre souhaité,
au lieu d’être dispensé d’une partie des épreuves
seulement.
- Etendre
ce système à l’ensemble des diplômes et titres professionnels.
Un répertoire national des certifications professionnelles doit
être créé. Il recensera toutes les certifications
existantes : diplômes, titres et certificats professionnels.
Le secrétariat à la Formation professionnelle estime qu’il
existe près de 7.000 certifications en France. Actuellement,
seuls 3.000 titres sont homologués et permettent de valider ses
acquis professionnels.
- Elargir
les moyens d’acquérir de l’expérience, en tenant compte
par exemple des activités bénévoles, associatives…
Le gouvernement devrait lancer dans les prochaines semaines une campagne
nationale d’information. Des guides devraient être distribués
dans les universités, ANPE, ASSEDIC, Chambres de Métiers,
Chambres de Commerce et d’Industrie… Enfin, il est également prévu
la création d’un site Internet spécifique. Celui-ci devrait
permettre de faciliter l’accès aux certifications professionnelles
disponibles.

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